SACD



Qu’est-ce que la culture ?
« L’ensemble des connaissances acquises qui permettent de développer le sens critique, le goût, le jugement » dit le petit Robert.
Ce site permet de confronter les idées des différents candidats, de débattre du programme culturel, de s’exprimer sur ce sujet essentiel.
Il n’y a pas de démocratie sans culture. Il n’y a pas de culture démocratique sans une véritable volonté politique au plus haut niveau.

Sophie Deschamps - Présidente de la SACD


 
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Sophie Deschamps - Présidente de la SACD

Les principaux candidats s’accordent à dire qu’elle est au centre de leurs préoccupations. Mais ce centre est-il un sommet ou un creux?
L’UMP désire rassembler des ministères. Et qu’envisage-t-on de supprimer? L’agriculture? Que nenni. La culture, bien sûr! Envisager de mettre sous la même tutelle l’éducation, la recherche et la culture est nettement un projet culturel en creux. C’est ignorer l’importance de l’audiovisuel et du spectacle vivant dans la vie des citoyens, dans les combats pour la diversité, dans les négociations internationales. Symboliquement, un secrétaire d’état ne remplacera jamais un ministre. Et sur le plan budgétaire, cela n’annonce rien de bon.

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Jacques Toubon : Député européen

Ce rapport vient à son heure car la propriété intellectuelle et artistique est désormais mise en cause dans l'UE.
Au motif, légitime certes, de la révolution des technologies qui modifie profondément l'accès aux créations artistiques et aux biens culturels, la Commission nous propose depuis quelques mois de diminuer la rémunération des auteurs, des compositeurs, des interprètes, de tous les ayants-droits de manière générale.
Elle adopte sans réserve la position commune des industriels et des consommateurs qui considèrent que la diffusion en ligne peut être gratuite.
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Christophe Girard : Adjoint au Maire de Paris pour la culture

Le projet de création d'un musée universel, souhaité par l'Emirat d'Abou Dhabi, a ouvert un débat passionné sur la place des musées dans un monde sans cesse plus ouvert. Parallèlement la collaboration pluri-annuelle, avec le High Museum d'Atlanta démarrée en 2006, inaugure une nouvelle forme d'échange entre deux institutions culturelles. Ces deux sujets offrent l'occasion de s'interroger sur ce que doit être le rôle d'un musée universel à l'heure de la mondialisation, de repenser ses missions et, par là-même, ses frontières.

Face á la situation mondiale, deux positions simples s'offrent aux musées : la fermeture ou l'ouverture. La première pose le risque d'un étouffement progressif sous couvert d'une protection des œuvres et d'une hiérarchie á faire dans les publics venant les admirer. La seconde au contraire permet d'accompagner et de soutenir le rayonnement de la France dans ses missions humanitaire, éducatives et culturelles.

Il s'agit donc surtout d'une querelle entre les Anciens et les Modernes. Et comme le dit Jean Cocteau, dans Le Potomak, « Il n'y a pas de précurseurs, il n'y a que des retardataires ».
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Daniel LarrieuDaniel Larrieu : Chorégraphe, Administrateur danse de la SACD

Nous sommes à l'heure du carillon électoral, des grandes opérations de communications publicitaires, tic-tac, de l'avenir politique, de notre futur. Il a toujours existé un certain décalage entre ce qui se vit dans l'art et ce que l'on pense pour l'art. Un « jet-lag » politiquo-artistique entre projets et choix concrets, entre artiste et politique, le goût des idées et leurs coûts. L'art vivant est au centre de mes préoccupations, chacun son truc, spécialisation : la chorégraphie. Et oui nous sommes aussi des auteurs. J'imagine le lecteur quittant déjá la page pour se rediriger vers des affaires de plus grandes importances á ses yeux, plus croustillantes que la « crises du tutu » et autres « bouleversements sur l'évolution des codes de ce milieu ». Et si le groupe « ni putes ni soumises » (on se réveille tout de suite au nom de ce mouvement) n'a pas pris position sur l'évolution de l'art de la danse, les partis politiques ne chantent pas non plus l'évolution chorégraphique, mais murmure tout bas un « l'accès á la culture » sur la belle route de l'éducation et sur fond de paysage pédagogique, quelle aventure ! Rien de transgénique dans ce culturel, pas de lobbying des usagers pas de quoi faire un « prime » sur les chaînes privées.
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Jack RaliteJack Ralite : Sénateur, animateur des Etats Généraux de la culture

Le soir des Césars un événement d’importance s’est produit : Pascale Ferran, cinéaste de grand talent, qui ne travaille pas dans l’éphémère, a été saluée par 5 Césars pour son dernier film « Lady Chatterley ». Dans ses remerciements à la vaste assemblée artistique réunie, elle a dit avec des mots de résistance et de courage deux grandes blessures du cinéma français.

La première concerne son financement via les télévisions qui tend à normaliser la production et touche avant tout les films de « l’entre-deux », qui ont fait et continuent de faire l’histoire du cinéma français. Entre les grosses productions commerciales devenues envahissantes et les premiers films parqués dans un enclos, ils ont de plus en plus de mal à se faire une place au niveau de la production comme de la diffusion.

La deuxième intéresse les artistes et les techniciens à qui, à l’initiative du MEDEF, un coup très dur et très grave a été porté avec la remise en cause du statut des intermittents où là aussi on constate que ceux qui gagnent beaucoup voient leur couverture sociale augmenter et ceux qui gagnent moins la voit diminuée voire supprimée.
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Pascale FerranPascale Ferran : cinéaste

Normalement, là à ce moment-là, je devrais partir avec mes copains. Mais, c’est quand même rare qu’on soit tous réunis et je ne résiste pas à vous lire un petit texte que j’ai écris à propos de tout autre chose.
(à l’intention de Valérie Lemercier, maîtresse de cérémonie de la soirée) Ça ne sera pas très long, Valérie.
Nous sommes nombreux dans cette salle à être comédiens, techniciens ou réalisateurs de cinéma. C’est l’alliance de nos forces, de nos talents et de nos singularités qui fabrique chaque film que produit le cinéma français.
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Jean Claude Carrière - Auteur dramatique

Redonner souffle au théâtre.
Saupoudrage des subventions, forte concentration des crédits en faveur des institutions les plus importantes, flou dans le processus de décision, empilement des aides : le moins que l'on puisse dire est que le tableau de la politique budgétaire du ministère de la culture et de la communication en matière de spectacle vivant, tel qu'il est dressé par l'inspection générale des finances, est sombre et accablant.
Mais, au-delà de la polémique qui ne manquera pas d'opposer les cigales de la culture aux fourmis du budget, se dessinent en fait des enjeux considérables pour l'avenir du spectacle vivant dans notre pays.
Car notre système de financement, avec ses imperfections et ses insuffisances, remplit toutefois un rôle inestimable et apporte un soutien indispensable à un réseau de diffusion qui, des scènes les plus prestigieuses aux compagnies indépendantes les plus petites, contribue à la vitalité incontestable du spectacle vivant en France. L'oublier, c'est nier le combat pour la diversité culturelle et pour l'indépendance de la création, auquel le spectacle vivant a pris une part active.
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Michel Sibra: Administrateur SACD délégué à la télévision.

LA REDEVANCE, UN IMPOT OU UNE CONTRIBUTION CULTURELLE ?

Le vendredi 26 janvier 2007, la SACD a organisé au FIPA à Biarritz un débat politique autour du thème :
« Les élections présidentielles, une image ou un programme ? »
Les deux intervenants sur les cinq prévus (l’UMP Dominique Paillé, député des Deux-Sèvres, et le Vert Hervé Pérard, adjoint à la culture à la mairie d’Évry, furent empêchés au dernier moment) ont fait preuve d’un consensus inhabituel sur la redevance audiovisuelle généralement mal perçue par les femmes et les hommes politiques qui craignent de déplaire à leur électorat. Car, à leurs yeux, la redevance n’est autre qu’un impôt supplémentaire.


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Yves Nilly : Auteur dramatique, écrivain

On y est, presque. On peut lire les programmes des candidats, assis dans un bon fauteuil, ou couché, voire debout pour les ascètes. Ils ne sont certes pas encore très développés, ce ne sont que les grandes lignes, c’est-à-dire les idées-forces, le doigt pointé vers l’horizon, là où les présidentiables souhaitent nous conduire, là où nous partagerions un peu de leur destin national et historique. Un programme de candidat à la présidentielle, ce n’est pas un message de trafic RATP ou d’enquête d’utilité publique, non, ça vole haut, c’est à la fois très factuel, précis et dense, bien écrit, compréhensible par tous, sans arrière-pensée, sans sous texte, et vrai.
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Christian Rullier : Vice-président SACD - Théâtre

Tant par la forme que par le fond, les auteurs dramatiques et les scénaristes sont, au cœur même de notre société, et chacun à sa manière, les miroirs des sens qui l’animent et la traversent, des sentiments qui l’agitent, des plaisirs et des souffrances humaines partagés par le plus grand nombre. À ce titre, ils sont les révélateurs des mouvements du monde dans lequel ils vivent, les passeurs d’idées et d’émotions, d’humour caustique parfois, les sentinelles du ressenti de leurs contemporains. Sans auteurs, plus de pièces de théâtre, plus de sorties au cinéma, plus de films à la télévision, plus de fictions radiophoniques ! Sans auteurs, plus de vie artistique et d’économie liée à la Culture : hôtels, restaurants, bars, taxes diverses, etc..., comme les commerçants d’Avignon ont pu s’en rendre compte avec l’annulation désastreuse du Festival 2003... Les auteurs français, qui n’ont jamais été aussi nombreux et d’une qualité d’écriture aussi grande, représentent assurément l’une des forces vives de ce pays, une force indispensable. Ils appartiennent au monde de la culture, de la pensée, des loisirs et du divertissement.
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Jean Claude Carrière - Auteur dramatique

L’auteur est là.
Il tient une pièce à la main, qu’il vient d’écrire. Il est debout devant un énorme bâtiment qui s’appelle Théâtre Public. A l’intérieur, des tas de gens s’affairent, montent des décors, répètent, parlent, jouent, chantent, reçoivent des invités, des journalistes, des politiques.
L’auteur se pose des questions. Comme il n’en connaît pas les réponses, il s’adresse à la société qui le représente, dont il fait partie. La Société des Auteurs.
Et celle-ci essaye de lui répondre.

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